8/28/2025|heritage
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La disparition d’un proche entraîne souvent des démarches administratives complexes pour la famille. Mais que se passe-t-il lorsqu’aucun testament n’a été rédigé? Qui hérite, comment sont répartis les biens et quels frais doivent être anticipés?
Cet article apporte des réponses claires à ces questions en expliquant comment se passe une succession sans testament, le rôle du notaire et les précautions à prendre pour gérer cette étape avec plus de sérénité.
Lorsqu’aucune disposition n’a été rédigée, on parle de succession sans testament, ou succession ab intestat. Dans ce cas, ce ne sont pas les volontés du défunt qui s’appliquent, mais les règles fixées par le Code civil (articles 720 et suivants).
La loi établit alors un ordre précis d’héritiers, c’est ce qu’on appelle la dévolution légale. La part de chacun dépend de la situation familiale du défunt: présence d’un conjoint, d’enfants ou de parents encore en vie.
Ce mécanisme garantit une continuité juridique, mais il peut aussi aboutir à des partages inattendus. Des biens ou des sommes importantes peuvent en effet revenir à des héritiers que le défunt n’aurait probablement pas choisis, faute d’avoir exprimé ses volontés par écrit. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’absence de testament peut provoquer des situations imprévues, voire conflictuelles entre héritiers, malgré un cadre légal bien défini.
Pour comprendre concrètement ce que cela implique, voyons maintenant comment la loi classe les héritiers et organise la succession.
L’article 734 du Code civil fixe la hiérarchie des héritiers. Le principe est simple: les héritiers les plus proches sont appelés en priorité, et leur présence exclut automatiquement les suivants.
La hiérarchie légale des héritiers prévue par la loi:
1) Premier ordre: les enfants et leurs descendants
2) Deuxième ordre: les parents, frères et sœurs et leurs descendants
3) Troisième ordre: les ascendants ordinaires (grands-parents)
4) Quatrième ordre: la famille élargie
En l’absence d’héritiers, l’intégralité de la succession revient à l’État.
Le conjoint marié conserve toujours des droits, dont l’étendue varie selon la situation familiale:
Le conjoint divorcé n’a aucun droit. Et le concubin ou partenaire de PACS ne peut hériter qu’en cas de testament ou de donation.
Cette hiérarchie garantit qu’il existe toujours un ordre clair de bénéficiaires. Voici quelques exemples concrets qui montrent comment la répartition s’applique dans la pratique.
Pour mieux comprendre la répartition d’une succession sans testament, voici quelques situations courantes:
Mais hériter ne signifie pas toujours recevoir directement des biens séparés. Voyons ce qu’il en est pour les biens en indivision et les dettes.
Lors d’une succession sans testament, les héritiers ne reçoivent pas toujours des biens « séparés » mais souvent une part d’un bien commun. On parle alors d’indivision. Par exemple, une maison, un appartement ou même une voiture du défunt devient la propriété collective de tous les héritiers, chacun disposant d’une quote-part.
Les décisions concernant ces biens doivent alors être prises collectivement, ce qui peut parfois rendre la gestion complexe.
De plus, au même titre que ses actifs, les héritiers deviennent responsables des dettes du défunt: crédits en cours, impôts et factures non réglés, etc.
Toutefois, le Code civil (article 768 et suivants) prévoit une protection: les héritiers ont toujours la possibilité de refuser la succession s’ils estiment que les dettes dépassent la valeur des biens transmis.
Pour encadrer l’ensemble de ces démarches, l’intervention du notaire est essentielle.
Le notaire joue un rôle central dans la bonne répartition d’une succession. Son intervention devient obligatoire dès qu’il existe des biens immobiliers mais aussi lorsqu’un patrimoine comprend des actifs de valeur, comme des bijoux anciens, des diamants ou des montres de collection.
Ses missions principales sont les suivantes:
Le notaire agit comme un officier public impartial: il veille à l’application de la loi mais ne défend pas les intérêts particuliers d’un héritier. Son rôle est donc différent de celui d’un avocat ou d’un conseiller juridique.
L’intervention du notaire entraîne des frais de succession sans testament, qui comprennent:
Ces frais s’ajoutent aux droits de succession dus au fisc, dont le montant dépend du lien de parenté et de la valeur des biens transmis.
Une succession sans testament peut rapidement se compliquer si certaines erreurs sont commises. Elles sont sources de retards, de tensions entre héritiers ou même de frais supplémentaires.
Voici les plus fréquentes, et comment les éviter :
Quelques règles simples permettent de mieux gérer l’héritage sans testament:
Voici quelques conseils clés:
Une succession sans testament suit un cadre légal strict qui garantit la transmission du patrimoine, mais qui ne reflète pas toujours les souhaits réels du défunt. Entre la hiérarchie des héritiers, les biens reçus en indivision, les dettes éventuelles et les frais de succession, le processus peut rapidement devenir complexe pour les familles.
Anticiper par un testament reste le moyen le plus sûr. Mais lorsqu’il n’existe pas, s’entourer de professionnels compétents comme un notaire, un conseiller fiscal ou encore un expert en patrimoine est indispensable pour sécuriser le partage.
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Si vous êtes confronté à une succession et que vous devez gérer des bijoux hérités, obtenir une évaluation professionnelle est souvent la première étape pour avancer sereinement.